Bien cuit Patrice L'Ecuyer - 20 août 2025

Le grand bien cuit de Patrice L’Écuyer

Il  encaisse les flèches avec classe, avant de riposter avec brio!

Hier soir, au Grand bien cuit de Patrice L’Écuyer, les rires ont fusé et les couteaux ont volé bas, pour le plus grand plaisir du public. Sous l’animation de Virginie Fortin, mordante et hilarante, la soirée s’est révélée un véritable festin d’humour, de tendresse et de piques bien aiguisées.

Dès le départ, Virginie a donné le ton avec une anecdote savoureuse : enfant, elle s’était déjà endormie dans son spaghetti en écoutant parler Patrice à la télé. Une belle façon de rappeler que l’homme qu’on fêtait hier soir fait partie du paysage télévisuel québécois depuis près de 40 ans.

Les invités se sont succédé sur scène, chacun y allant de sa flèche. Gaston Lepage a brillé avec un numéro drôle et touchant sur leur amitié de 37 ans, qu’il s’est amusé à “briser” devant le public. “Il m’a volé plein de rôles, mais aussi notre date de naissance. On est des jumeaux cosmiques”, a-t-il lancé sous les éclats de rire.

Anne-Élyzabeth Bossé, avec son sens de la répartie, a offert un portrait drôle et rigoureux de Patrice, rappelant qu’il l’avait encouragée à faire son one-woman show, avant de conclure ironiquement qu’il ne lui avait jamais rien apporté de bon… sauf son affection sincère.

Un moment marquant fut la vidéo de Guy Jodoin, décrivant Patrice comme “un chevalier et un bonbon qu’on veut sucer le plus longtemps possible”, suivi d’une entrée-surprise où il a feint de s’être trompé de Patrice… avant de quitter la scène. Hilarant!

Le duo Dominique et Martin, fidèle à lui-même, a décoché des flèches percutantes. Ils ont rappelé qu’au début de leur carrière, Patrice les avait fait gunner un ancien premier ministre : “Avec du recul, c’est lui qu’on aurait dû gunner à la place de Pierre Marc Johnson.”

Véronique Claveau ne s’est pas gênée pour se foutre de la gueule de Patrice. Elle a projeté des vidéos d’anciens Bye Bye, dont celui où il imitait la femme de François Legault, pour rappeler que sa meilleure imitation, c’était quand… il ne disait rien! Elle a ensuite fait éclater de rire la salle avec une imitation de râteau, avant d’impressionner tout le monde par une performance musicale qui a littéralement soulevé le public.

Jean-François Mercier, fidèle à son humour cru et déstabilisant, a comparé Patrice à “un zucchini de l’humour, sans goût”. Il en a profité pour raconter une anecdote savoureuse : Patrice est le seul homme qu’il a frenché, pour un gala, ce qui avait entraîné une avalanche de répétitions.

La relève était aussi bien représentée avec Sam Vigneault, qui a cartonné. Le plus jeune humoriste de la soirée a livré des blagues efficaces, avouant que malgré son âge, sans sa casquette, il avait l’air plus vieux que Patrice. Son authenticité et son aisance ont conquis le public. Et ce n’est qu’un début : Sam fera bientôt la première partie du one-man show de Patrice L’Écuyer, une belle reconnaissance de son talent et de son potentiel.

Quant à Guylaine Tremblay, elle a décoché un roast mémorable, racontant qu’on avait appelé plein de gens pour participer… mais que tous avaient dit non. Elle, elle s’est fait pogner : elle était au lave-auto quand elle a compris qu’on lui demandait de roaster… Patrice Bélanger!

Et enfin, ce fut au tour de Patrice L’Écuyer lui-même de répondre. Avec un sens du timing parfait, il a renvoyé les flèches reçues avec panache, prouvant une fois de plus que son humour est toujours aussi vif et que sa répartie n’a rien perdu de son éclat.

Verdict 
Ce grand bien cuit fut un succès total – drôle, rythmé, rempli d’anecdotes croustillantes et de moments mémorables. Patrice L’Écuyer, pilier de notre télévision, a démontré qu’il pouvait encaisser les blagues les plus corsées avec le sourire… et surtout, riposter avec brio.

Lyne LaRoche