Bien cuit Gildor Roy - 21 août 2025
Grand bien cuit...Gildor Roy à l’épreuve des sans-cœur
C’est Vincent Otis qui avait la lourde tâche d’animer le Grand bien cuit consacré à son grand ami Gildor Roy. Dès son entrée, il a donné le ton avec un humour pince-sans-rire : « Je suis forcé de faire ce bien cuit parce qu’on m’a généreusement payé ». Il a ensuite présenté les « sans-cœur » chargés de roaster Gildor, tout en soulignant l’effet indéniable que l’artiste a sur les gens : un roc, un pilier, un homme inspirant tant par sa carrière que par ses valeurs familiales. Sans oublier un savoureux clin d’œil à Revenu Québec et ses fameuses « 200 000 raisons » d’avoir accepté de jouer dans District 31.
Korine Côté à été là première à casser la glace avec son humour tranchant, elle a rappelé avoir rencontré Gildor lors de l’émission En direct de l’univers. Elle a été invitée à parler de son univers musical… « un univers dont personne n’a jamais vraiment voulu parler », a-t-elle lancé en riant. Punch après punch, elle a charmé la salle, concluant que c’était un honneur de participer à ce bien cuit, surtout parce que si Gildor était présent ce soir, c’est qu’il n’était pas en train de travailler sur un nouvel album.
D’entrée de jeu, Sonia Vachon a annoncé « Je ne suis pas une habituée des bien cuits, moi je mange saignant ». Le ton était donné. Elle a rappelé que dans les années 80, Gildor était vu comme un sex-symbol et un séducteur. « Moi j’ai joué dans Les Belles-Sœurs… lui est entré dans plein de belles sœurs », a-t-elle lancé, récoltant une ovation bien sentie du public.
Plus corrosif, Dominique Sillon a admis être venu pour régler ses comptes, tout en ajoutant que ce n’était pas dans les habitudes de Gildor de « payer ses comptes ». Il a souligné ses tics d’intervieweur commençant toujours avec les mêmes trois questions avant de décocher une flèche particulièrement mordante en parlant de la fratrie Roy. Son numéro ahurissant a fait réagir la salle avec intensité.
Sur écran géant, le journaliste Paul Arcand est apparu pour rappeler, avec une pointe de sarcasme Gildor quand j'ai entendu tes chansons dont Tu montes su’à tête et Une autre chambre d’hôtel. « Je me suis dit que tu irais loin », a-t-il ajouté, déclenchant un fou rire général.
La petite sœur de Gildor Maxim est venue livrer un témoignage à la fois touchant et hilarant. Elle a rappelé qu’à la maison, on l’appelait Junior et a lancé quelques révélations croustillantes, notamment sur ses deux orteils collés et sa perte de virginité tardive. Anecdotes après anecdotes, elle a conquis la salle entière, offrant un moment aussi complice qu’irrésistible.
Quand je l’ai rencontré la première fois, je l’ai tellement aimé que j’ai commencé à l’appeler mon Gildo à lancé Sylvie Tourigny. Gildor n’est pas sur les réseaux sociaux, mais des fans lui ont créé une page Facebook… et Sylvie n’a pas manqué de montrer des photos et des questions franchement hilarantes.
José Gaudet en à profité pour dire non« Maxime et Gildor, on est loin des jumeaux identiques, on dirait plutôt le bébé et le placenta », a-t-il lancé. José a raconté avoir connu Gildor au tout début de leur carrière : « Esti qu’il était frais chié ». Puis, évoquant trois semaines passées ensemble à La Havane, il a ajouté : « Je peux vous dire que c’est un estie de bon acteur, parce qu’en personne y’est plate en tabarnac ». Les rires fusaient de partout.
Ami de longue date, Michel Barrette a replongé dans ses souvenirs : « On se connaît, ça fait plus de 30 ans ». Il a raconté qu’un jour, Gildor lui avait promis d’aller à Old Orchard avec lui… et finalement ça ne s'est jamais passé. Barrette a cartonné avec son style de raconteur inimitable.
La riposte de Gildor
Pour la grande finale, c’est Gildor lui-même qui a pris la parole. Il a rincé comme il faut les « sans-cœur » qui l’avaient roaster, défendant son honneur avec courage tout en étant baveux à souhait. Drôle comme un singe, il a prouvé une fois de plus qu’il était aussi capable de donner que d’en prendre.
Conclusion
Au final, ce Grand bien cuit aura été à l’image de Gildor Roy généreux, sans filtre et redoutablement divertissant. Les « sans-cœur » ont eu beau le malmener avec férocité, il a su leur renvoyer la monnaie de leur pièce avec un aplomb désarmant.
Entre blagues assassines, anecdotes savoureuses et tendres coups de griffe, la soirée a prouvé une chose : même rôti sur la broche, Gildor reste un sacré morceau.
Lyne LaRoche