Entrevue François Léveillee - 03 octobre 2026
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François Léveillée se lance dans le roman avec La loi de Saint-Égaré
J’ai eu le plaisir de rencontrer François Léveillée à la Brûlerie de Limoilou pour parler de son tout premier roman, La loi de Saint-Égaré, qu’il a mis cinq ans à écrire.
Après une longue carrière comme chanteur, humoriste et comédien, François se lance maintenant dans le roman policier… et quelle belle surprise!
Une idée née d’une conversation
L’idée du roman est née en partie d’une conversation avec Jacques Michel, alors qu’ils partageaient une loge à la Chapelle de Vanier. Jacques Michel lui racontait qu’après avoir habité 25 ans dans le même village, quelqu’un lui avait dit lors d’une réunion municipale : « Toi, t’as pas un mot à dire, tu viens pas d’ici. »
Cette phrase a fait réfléchir François et lui a donné l’idée de cette petite communauté où, même après 25 ans, certains peuvent encore vous considérer comme un étranger.
Synopsis
Dans Saint-Égaré-des-Pas-Perdus, tout commence avec un accident de tracteur qui n’en est peut-être pas un. L’enquêteur Lacasse découvre rapidement que plusieurs personnes pourraient avoir un intérêt à faire disparaître la victime. Secrets, magouilles, vieilles rancunes et hypocrisie sont au rendez-vous!
Et François a eu énormément de plaisir à écrire les dialogues. Son humour est bien présent, mais sans jamais prendre le dessus sur l’intrigue.
Une inspiration venue de son enfance
Ses parents avaient une maison de campagne à Saint-Étienne-de-Lauzon. Lorsqu’il était jeune, François se souvient que la messe du dimanche était presque le rendez-vous officiel pour connaître les nouvelles du village.
Sur le perron de l’église, tout le monde racontait ce qui s’était passé durant la semaine.
Dans son roman, le resto chez Loulou joue un peu ce rôle, avec Loulou comme«rapporteuse officielle»!
Des anecdotes de ses débuts de carriere
François m’a raconté qu’au début de sa carrière, il voulait emprunter 1 000 $ pour s’acheter une voiture. Il se présente à la Caisse populaire de Saint-Sacrement, mais on refuse de lui prêter l’argent parce qu’il est chanteur.
On lui explique même qu’on pourrait prêter 1 000 $ à Madame Blancheville, qui faisait de la publicité pour Spic and Span et avait un contrat à long terme… mais pas à un chanteur!
Quelques mois plus tard, un journaliste lui consacre deux pages complètes dans le journal de l’époque L’Action Catholique.
François retourne à la Caisse avec son article sous le bras.
Un autre agent le reconnaît : « Ah oui, je vous ai vu dans le journal en fin de semaine! »
Et cette fois… le fameux 1 000 $ lui est accordé!
Une anecdote qui démontre bien comment le regard des gens peut changer rapidement.
Et Jean Leloup… le hasard fait bien les choses!
Le jour même où j’ai fait mon entrevue avec François, quelques minutes avant celui-ci était à Sainte-Foy pour faire des entrevues. Il s’est arrêté dans un petit resto et, à la table juste à côté, se trouvait Jean Leloup.
Ça lui a rappelé une histoire assez savoureuse.
À l’époque, François avait mis ses guitares en consignation sur la rue Saint-Jean, et c’est Jean Leloup qui l avait acheté.
François lui a demandé s’il a encore sa Gibson
Jean Leloup lu ai demande comment il sait ça.
François lui répond : « C’est moi qui te l’ai vendue! »
Quel drôle de hasard de les voir se retrouver côte à côte le jour même de notre entrevue!
Et Yvon Deschamps…
François considère Yvon Deschamps comme un grand, depuis ses débuts et encore aujourd’hui. Au fil des années, ils sont devenus amis.
Et pour les 90 ans d’Yvon, celui-ci a invité 90 de ses amis pour célébrer son anniversaire.
François faisait partie des invités.
Un immense privilège dont il est très fier.
François est loin d’avoir terminé!
Il m’a aussi parlé de son expérience dans la comédie musicale Waitress. C’était une première pour lu une comédie musicalei. Il a trouvé ça vraiment difficile et exigeant, mais il a trippé sa vie et considère cette expérience comme extrêmement enrichissante.
Puis il y a eu STAT. Il avait été appelé pour normalement faire un seul épisode dans le rôle du bougonneux M. Poirier.
Finalement, on l’a rappelé… et il a eu quatre épisodes supplémentaires. Encore une fois, il a adoré son expérience!
Et ce n’est pas fini!
François travaille déjà sur la suite de La loi de Saint- Egaré qu’il aimerait écrire en environ deux ans.
Il poursuit également ses mémoires en trois tomes, dont le premier est presque terminé et devrait être publié prochainement.
J'ai eu le privilège d'en apprendre plus sur ses débuts de carrière, de son enfance car il perdu son père à l'âge de 4 ans. Il m'avoue même qu'il a cherché une figure paternelle toute sa vie. Il m'a aussi raconté pleins d'anecdotes que vous allez adorer tout comme moi. Avec François, j'ai ri mais j'ai aussi eu la larme à l'oeil.
Même s’il parle de retraite, François est loin d’avoir terminé! Il me dit être heureux, bien dans sa vie, et ça se sent.
Et moi, je peux vous dire une chose : j’ai lu La loi de Saint-Égaré et j’ai vraiment aimé!
C’est facile à lire, les chapitres sont courts, l’histoire avance bien et on a envie de savoir ce qui va arriver. J’ai particulièrement aimé suivre l’enquêteur Lacasse.
J’ai donc très hâte de lire la suite et j’espère que Lacasse sera encore au rendez-vous!
Et, je me permet de vous dire que ça ferait une excellente série télévisée.
La loi de Saint-Égaré est disponible sur Amazon.
François sera à la Librairie La Liberté le 7 octobre, de 17 h à 19 h, pour une séance de dédicaces. Allez le rencontrer,
Vous pouvez aussi suivre François sur sa page Facebook François Léveillée.
Merci François pour cette belle rencontre et cette belle discussion! Et surtout… continue de nous surprendre!
Merci à Julie d'avoir immortalisé cette belle rencontre. En 2014 et 2026
Lyne LaRoche

