Pierre Flynn - 30 octobre 2026

Pierre Flynn

50 ans en cavale… sur une très belle route

L’histoire musicale de Pierre Flynn a débuté il y a plus de 50 ans, depuis ses premières notes avec le groupe Octobre. Ce vendredi, il est revenu s’assoir derrière le piano à queue de la majestueuse salle Raoul-Jobin du Palais Montcalm, accompagné d’un quatuor à cordes pour venir à la rencontre de ses fans de sa ville natale pour chanter ses 50 ans en cavale.

Pierre Flynn est monté sur scène pendant que le quatuor à cordes introduisait la soirée. Il a frappé de ses doigts les notes blanches et les notes noires du piano pour nous offrir Le vent se lève, tirée de son époque avec Octobre. Il a poursuivi avec Croire et Étoile, étoile. 

Les éclairages sont discrets et feutrés, souvent dans des tons ambrés, enveloppant chaleureusement le chanteur et les quatre musiciens et musiciennes. Le quatuor à cordes qui est formé de Caroline Béchard, premier violon, Mélanie Charlebois, second violon, Karine Laliberté, alto, Ryan Molzan, violoncelle.

Ils nous offriront la très belle mais triste histoire de la jeune fille de Duparquet. Il nous présentera Le retour, pièce enfouie au fond de sa garde-robe depuis plus de 30 ans et dépoussiérée grâce aux Sœurs Boulay.

Après la douce 24 secondes, il agrippera sa guitare acoustique non pas pour en jouer mais pour taper dessus pour en faire des percussions rappelant celles des chansons arabes pour nous offrir L’accompli et l’inaccompli. Cette façon dépouillée de nous présenter ses chansons nous ramène directement à sa belle poésie.

Il retournera dans les titres de son groupe Octobre pour nous proposer un de ses premiers succès La maudite machine, écrite alors qu’il n’était qu’un p’tit cul de 16 ans. 

Il terminera la première partie de la soirée avec Alone and Forsaken d’Hank Williams qui sera magnifiquement interprétées grâce à sa voix grave et chaude.

Les plus gros titres se succéderont en seconde partie.  L’ennemi, dans une très belle version piano-voix où le public assurait les chœurs et Possession avec pour seul instrument une chaine en guise de percussion. Jardin de Babylone, Sur la route et la superbe Tadoussac.

Une soirée avec Pierre Flynn et ses quatre complices c’est un doux moment de nostalgie. Une nostalgie qui apaise, une nostalgie qui réconforte, une nostalgie qui fait du bien. 

L’homme tout vêtu de noir, terminera la soirée avec En cavale et Ma petite guerrière.

Le public qui remplissait chacun des sièges de la superbe salle de Place D’Youville a « exigé » un second rappel. Pour ce rare évènement, il nous laissera au son de Si ciel il y a, que lui avait offert le poète Gilbert Langevin.

Pour suivre Pierre Flynn, tapez https://pierreflynn.com sur votre moteur de recherche préféré. Si nous avez des regrets d’avoir manqué ce spectacle, vous pouvez toujours vous procurer ou écouter son album Live avec quatuor à cordes, presque l’intégral du spectacle.

Claude Gignac