PO Forget - 30 septembre 2026

PO Forget ose… et le public embarque!

Ce soir, la salle Albert-Rousseau accueillait la première médiatique du tout premier one-man-show de PO Forget, « Prise de tête ».

Et disons-le : PO Forget ne se gêne pas pour oser!

Justice, pauvreté, gaspillage d’argent, infirmières, impôts, gouvernement, marché de l’emploi, immigration et même les fameux tout inclus… il rit de tout!

Avec sa façon bien à lui d’observer notre société, il nous amène dans des situations parfois sérieuses, parfois complètement loufoques, mais qui donnent surtout lieu à de nombreux éclats de rire.

Avec lui, rien n’est à l’abri de son humour car Forget a cette capacité de prendre un sujet et de l’amener complètement ailleurs. Sa façon de comparer un casino et un hôpital en est un bel exemple.

Il s’amuse également avec l’intelligence des femmes, l’intelligence des hommes et l’intelligence artificielle. Et lorsqu’il aborde les temps libres des femmes versus ceux des hommes, disons que plusieurs personnes dans la salle ont probablement reconnu certaines situations! 

Il touche également à des sujets de société comme les impôts, le gouvernement, le marché de l’emploi et l’immigration, toujours avec son regard particulier.

Ce qui ressort de cette soirée, c’est surtout la réaction du public.

Les éclats de rire sont nombreux, et PO Forget réussit à créer une belle complicité avec la salle. Il passe d’un sujet à l’autre, nous surprend avec ses comparaisons et nous amène à rire de situations que l’on connaît tous.

Son humour est parfois mordant, parfois absurde, mais surtout très près de la vie de tous les jours.

Pour son tout premier one-man-show, le petit de Val-Belair peut être fier et peut repartir de cette première médiatique avec le sentiment du devoir accompli.

À voir la réaction des gens dans la salle ce soir « Prise de tête » a vraiment trouvé son public.

Le spectacle prendra maintenant la route et PO Forget ira présenter son humour partout au Québec.

Et les gens de Québec auront la chance de le revoir à la salle Albert-Rousseau le 23 mars prochain.

Une première partie signée Alex Lévesque a permis de bien réchauffer la salle avant l’arrivée de PO Forget et de lancer cette soirée qui marquait une étape importante pour l’humoriste.

Une première réussie!

Pour connaître toutes les dates

www.po-forget.com

Lyne LaRoche 
 




Le Duplex - 29 septembre 2026

LE DUPLEX : UNE GUERRE DE VOISINS QUI FAIT RIRE À LA SALLE ALBERT-ROUSSEAU

Déjà 25 000 billets vendus

Quand le rêve d’avoir plus grand se transforme en véritable guerre de voisinage, ça donne Le duplex, une comédie qui nous entraîne dans une série de situations aussi absurdes que savoureuses!

Ce soir, j’ai eu le plaisir d’assister à la première de Duplex à la Salle Albert-Rousseau et, sincèrement, j’ai passé une excellente soirée!

Avec François Massicotte, Valérie Blais, Sylvain Marcel et Pascale Desrochers, cette comédie de Didier Caron, adaptée au Québec par Pier-Luc Lasalle, nous plonge dans une guerre de voisins où tous les coups semblent permis pour mettre la main sur l’appartement convoité.

Les Bergeron, interprétés par François Massicotte et Valérie Blais, rêvent d’agrandir leur espace de vie en récupérant l’appartement de leurs voisins, les Tessier, joués par Sylvain Marcel et Pascale Desrochers.

Mais les Tessier sont très heureux chez eux et n’ont absolument aucune intention de déménager.

Les Bergeron décident alors de passer à l’action et mettent en place des stratégies plutôt douteuses pour arriver à leurs fins.

Et c’est là que ça devient franchement drôle!

Quiproquos, mensonges, manipulations et revirements de situation s’enchaînent, et le public embarque rapidement dans cette drôle de guerre de voisinage.

François Massicotte m’a particulièrement impressionnée. Il est drôle sans jamais avoir besoin d’en faire trop. Ses expressions, ses réactions, ses silences et son timing comique sont absolument savoureux.

Valérie Blais est excellente dans le rôle d’une femme déterminée qui sait exactement ce qu’elle veut. Elle s’en donne à cœur joie dans ce personnage manipulateur et coloré.

Face à elle, Pascale Desrochers apporte beaucoup de naturel et nous réserve quelques belles surprises au fil de l’histoire.

Sylvain Marcel est tout simplement délicieux dans le rôle de Jean Tessier, un intellectuel qui adore parler… et surtout démontrer tout ce qu’il sait!

Ses longues explications, souvent lancées au moment le moins opportun, deviennent une véritable source de frustration pour son voisin… et une belle source de rires pour le public!

Les quatre comédiens forment une distribution très bien équilibrée, chacun apportant sa personnalité et son énergie à cette comédie.

La mise en scène très efficace de Charles Dauphinais maintient un bon rythme et permet aux situations de s’enchaîner sans temps mort.

Le duplex est exactement le genre de comédie qui permet de décrocher, de rire et de passer une belle soirée.

Pour ceux qui n’auront pas eu la chance de voir la pièce cette fois-ci, Duplex sera de retour à la Salle Albert-Rousseau les 15 et 16 février 2027, en supplémentaires!

Pour plus d’informations :

www.leduplex.ca

Lyne LaRoche




Gil&Gang - 26 septembre 2026

Gill & Gang : Le Projet Cabrel, On en redemande, encore et encore!

Hier soir, j'ai assisté au spectacle « Le Projet Cabrel » de Gill & Gang, à la salle d'Youville du Palais Montcalm de Québec.

Il y a quelques mois, le chanteur Gill Poitras, nous avait parlé sur réseaux sociaux de l'idée d'un projet de spectacle, revisitant le répertoire d'un chanteur qu'il affectionne particulièrement : Francis Cabrel.

Demandant aux gens quelles chansons ils aimeraient entendre, le projet a fini par voir le jour et lui et ses musiciens (et amis de longue date), ont présenté le premier spectacle le 22 août dernier à St-Joseph de la Rive.

C'est dans une belle ambiance « cozy » avec chandelles, que Gill et sa gang, sont arrivés sur scène avec la chanson « La dame de Haute-Savoie »

 

Comme entrée en matière, Gill nous dit on est pas là pour l'imiter, j'ai pas l'accent français et je ne l'aurai jamais. Le spectacle pour ceux qui les connaissent, était à leur image. Leurs arrangements musicaux, le son, tout était absolument parfait. 

Entouré de ses excellents musiciens, le guitariste Simon Proulx, le bassiste Claude Drouin, Tony Cassista aux percussions et Grégoire Painchaud au violon, nous avons eu droit à deux heures des plus belles chansons de Cabrel, de « Octobre » à « La cabane du pêcheur » en passant par « Sarbacane ».

Sans oublier bien sûr, les plus belles chansons d'amour comme « L'encre de tes yeux », « Je l'aime à mourir » et « C'est écrit », où le public chantait en choeur.

Le groupe a aussi inclus certaines chansons que Cabrel a ensegistré de d'autres compositeurs, dont « Rosie » de Jackson Browne et « Quand j'aime une fois j'aime pour toujours » de Richard Desjardins. 

Gill & Gang nous a offert une soirée mémorable, à la hauteur de leur grand talent,  soirée qui a passée trop vite, on en aurait pris beaucoup plus!

Heureusement, il seront à L'Anglicane de Lévis le 14 novembre prochain et il y aura une supplémentaire au Palais Montcalm le 17 avril 2027. Ne ratez pas cette chance!

Caroline Gagnon

https://scoloproductions.com

www.palaismontcalm.ca




Entrevue Martin Levac - 25 septembre 2026

Martin Levac : quand une fin devient un nouveau chapitre

La dernière fois que j’ai parlé à Martin Levac, c’était en novembre 2019. On parlait alors de la fin de Dance Into The Light.

Et voilà qu’en novembre 2026, on se reparle à nouveau… à la fin de Phil Collins & Genesis ...Live

Faut croire qu’on se parle à toutes les fins, nous autres!

Une passion née à l’adolescence

Quand on lui demande ce qui l’a amené vers Phil Collins et Genesis, la réponse est assez simple : un véritable coup de foudre.

Au début, il  était fan de Michael Jackson et des Rolling Stones. Puis, vers l’âge de 15 ans, il découvre Phil Collins et Genesis… et là, c’est le déclic.

Il devient complètement fasciné par cette musique, mais aussi par cet artiste qu’il décrit comme un « anti-star ».

Phil Collins, ce n’est pas le gars flamboyant qui cherche toute l’attention. C’est, selon Martin, un peu le voisin d’à côté : un musicien extraordinaire, un virtuose de son instrument, un chanteur exceptionnel.

Et Martin a tellement accroché qu’il a commencé à vouloir être comme lui.

Quarante ans plus tard, on peut dire que le rêve a fait pas mal de chemin!

Martin a rencontré Phil Collins à quatre reprises et la toute première rencontre, il ne risque pas de l’oublier.

Il rêvait de rencontrer Phil Collins dans un grand manoir.

Finalement, il l’a rencontré à Verdun!

Et malgré toute sa nervosité, quelque chose s’est rapidement installé.

Quand Phil Collins lui a serré la main, le stress est tombé.

Martin a découvert un homme simple, terre à terre et profondément humain.

Il me raconte même que le père de Phil Collins était agent d’assurance.

Quatre rencontres plus tard, le souvenir demeure intact.

Et je pense que c’est probablement l’une des choses qui m’a le plus frappée dans notre conversation : malgré les années, malgré les spectacles et malgré tout ce qu’il a accompli, Martin parle encore de Phil Collins avec les yeux de l’adolescent de 15 ans qui avait eu son coup de foudre musical.

Phil Collins, oui… mais Martin Levac aussi!

Martin est aujourd’hui indissociable de Phil Collins mais il faut avouer qu’il est un excellent batteur, musicien, chanteur et personnificateur… il a plusieurs cordes à son arc.

Est-ce que ça pourrait parfois lui jouer des tours, en faisant oublier tout ce qu’il est comme artiste?

Il me répond : pas du tout.

Il assume complètement cette association.

Il me donne d’ailleurs l’exemple de Martin Fontaine, qui est associé à Elvis, tout en étant lui aussi un artiste avec un immense talent.

« À partir du moment où j’ai accepté de faire la musique de Phil Collins et de Genesis je l’ai assumé à 100 %. C’est encore toujours un vrai grand bonheur, un plaisir énorme pour moi. »

Phil Collins & Genesis... Live tire sa révérence… mais pas vraiment

Après avoir roulé pendant plusieurs années, Phil Collins & Genesis... Live prendra une pause au Québec avec les spectacles présentés au Capitole les 20 et 21 novembre prochains

Mais attention : ce n’est pas un véritable adieu.

Le spectacle continuera de vivre en France en 2027.

Martin connaît déjà bien la scène québécoise, mais ses projets l’amènent aussi de l’autre côté de l’Atlantique.

Il a notamment été invité à participer à un spectacle en Italie avec un grand orchestre symphonique.

Et ça, il faut l’entendre en parler!

Les violons, les cuivres, les choristes c’est tellement beau… Pour Martin, la musique de Genesis se prête incroyablement bien à un orchestre.

« On dirait que ça a été composé pour un grand orchestre. »

Et le plus flatteur dans tout ça? C’est le producteur italien lui-même qui l’a contacté parce qu’il voulait que Martin soit celui qui chante.

Pas mal comme invitation!

Quand je lui demande combien de temps il pense passer en Europe, je réalise rapidement que son agenda est plutôt bien rempli.

9 spectacles en Italie en décembre 2026.

Un retour en 2027.

Des spectacles à Québec, notamment au Petit Champlain, à la Chapelle et à l’Anglicane et partout au Québec 

Une présence en Italie en juin.

Une tournée en France en décembre 2027.

La première médiatique du nouveau spectacle Phil Collins... One More Night, le 26 août 2027 à l’Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières.

Deux nouveaux spectacles prendront notamment l’affiche au Canada en 2027 : Genesis Répertoire et Phil Collins... One More Night.

Ce dernier sera un peu un Dance  Into The Light 2.0, alors que Genesis Répertoire lui permettra d’aller explorer une autre facette de Genesis, notamment les pièces plus « dark ».

Et, au travers de tout ça, Musicographie d’un imposteur, son spectacle intime même titre que son livre qui continue de rouler.

« Musicographie d’un imposteur » : c’est une histoire de vie, un spectacle qui nous amène ailleurs

Entre ses chansons, il raconte son parcours, sa personnification de Phil Collins, ses hauts, ses bas, ses moments drôles et ses moments beaucoup plus difficiles.

Il y a beaucoup de monologues et beaucoup d’autodérision.

Et surtout, il y a une histoire dans laquelle plusieurs peuvent se reconnaître.

Parce que personne n’a une vie parfaite.

Martin parle de ses passages plus difficiles, de dépression, d’idées suicidaires, mais aussi de ce moment où il a décidé d’embrasser ce que la vie lui offrait.

Son message est simple, mais tellement humain : parfois, il faut simplement s’accrocher pendant que la tempête passe.

« Maudit que la vie goûte meilleure après. Et c’est là que je suis aujourd’hui. »

Je trouve cette phrase tellement belle.

Je lui demande ce qu’il aimerait que les gens retiennent de ses deux derniers spectacles au Capitole de Genesis Live.

Martin ne demande pas au public de retenir quelque chose de précis.

Il veut simplement que les gens passent un bon moment.

Et sa façon de parler de la musique est magnifique.

Pour lui, pendant deux heures, les gens peuvent décrocher de leur quotidien, oublier un peu le stress et retrouver la trame sonore de leur vie.

Parce que la musique, c’est puissant.

Une chanson peut nous faire pleurer, nous rappeler quelqu’un, nous ramener 20 ou 30 ans en arrière… ou nous donner envie de faire le party!

Et Martin résume ça avec une expression que j’ai adorée :

« Une fois qu’ils sont dans la salle, ben coudon, on se fait une thérapie de groupe! »

J’aime beaucoup cette image.

Quand je lui demande s’il a l’impression de terminer un chapitre pour en commencer un nouveau, sa réponse me fait sourire.

À 55 ans, il ne pensait jamais faire encore autant de musique. Et surtout, il ne pensait pas avoir autant de projets devant lui.

Il cite Charles Aznavour, Mick Jagger et Ringo Starr, qui ont continué à faire de la musique pendant de nombreuses années.

Son souhait?

La santé.

Et continuer le plus longtemps possible.

Après 40 ans de carrière, Martin Levac semble donc loin d’avoir écrit le dernier chapitre. Il a encore tellement de projets en tête.

Il tourne simplement une page.

Et nous, on aura encore beaucoup de musique à entendre.

En attendant, rendez-vous les 20 et 21 novembre au Capitole de Québec pour les derniers spectacles québécois de Phil Collins & Genesis...Live.

Pour connaître toutes les dates de Martin Levac : martinlevac.com et sa page facebook officielle. On peut également retrouver ses vidéos sur sa chaîne YouTube.

Entre vous et moi, quelque chose me dit que notre prochaine conversation ne sera pas nécessairement dans quatre ou cinq ans…

Parce qu’avec Martin, une fin semble toujours cacher un nouveau départ.

Lyne LaRoche




Musique plus - 22 septembre 2026

Génération MusiquePlus 86-96 : J’ai retrouvé mes jambes de jeunesse!

Ce soir, les nostalgiques de la belle époque de MusiquePlus avaient rendez-vous à la salle Albert-Rousseau pour la première médiatique à Québec de Génération MusiquePlus 86-96. Et quelle belle occasion de replonger dans une décennie où les vidéoclips, les VJ et les grands succès musicaux occupaient une place bien spéciale dans nos vies!

Dès les premières minutes, on comprend qu’on s’apprête à faire un sacré voyage dans le temps.

La soirée débute avec Vogue de Madonna, puis The Final Countdown d’Europe…Quels souvenirs!

Présenté par les anciens VJ Geneviève Borne et Paul Sarrasin, ce spectacle nous ramène à l’époque où l’on pouvait passer des heures devant notre téléviseur à regarder des vidéoclips, à découvrir de nouveaux artistes et à attendre impatiemment nos chansons préférées.

Le décor, les archives, les extraits d’émissions et la présence de Geneviève Borne et Paul Sarrasin nous replongent dans cette ambiance unique. On se souvient des VJ, des entrevues, des émissions musicales et de cette proximité avec les artistes qui faisait le charme de MusiquePlus.

Le spectacle ne se contente pas de présenter une succession de chansons. Il recrée une véritable expérience télévisuelle, comme si on ouvrait notre téléviseur pour retrouver nos émissions favorites.

Sur scène, Rafaëlle Roy nous en met plein les oreilles. Une voix puissante, une présence incroyable… une grande artiste!

Et Jonas Tomalty… WOW! Quel showman! Son énergie, sa voix et sa présence sur scène embarquent complètement le public.

Pendant plus de deux heures trente, les succès défilent à la vitesse de l’éclair. À peine le temps de reprendre son souffle qu’une autre chanson qu’on connaît par cœur arrive.

Du Céline Dion, Éric Lapointe, Julie Masse, New Kids on the Block, Backstreet Boys, Bon Jovi, Whitney Houston et tellement d’autres! Il y en avait pour tous les goûts.

Avec Geneviève Borne et Paul Sarrasin, on retrouve l’esprit des VJ de MusiquePlus et toute cette époque où les vidéoclips faisaient partie de notre quotidien.

Geneviève était particulièrement heureuse d’être à Québec, dans sa ville, et ça paraissait! Ses anecdotes étaient délicieuses et apportaient une belle touche personnelle à la soirée.

Et Paul Sarrasin, quel amoureux de la musique! Il a dansé toute la soirée. On sentait vraiment sa passion et son plaisir d’être là.

La mise en scène de Jean François Blais est très efficace.

Québec, capitale du métal!

Et s’il y avait une chose à laquelle je m’attendais en venant voir ce spectacle à Québec, c’était bien le métal!

Après tout, Québec est souvent considérée comme la capitale du métal et ce soir, le public québécois l’a encore prouvé!

Quand les gros riffs et les pièces plus musclées arrivent, la réaction de la salle est instantanée. Disons que notre réputation n’est pas usurpée!

Et j’ai particulièrement aimé un détail.

Comme dans le temps, les VJ descendent dans la salle et vont à la rencontre des gens. Micro à la main, ils vont chercher les commentaires du public.

On retrouve exactement cette proximité qui faisait le charme de MusiquePlus.

Les spectateurs ne sont pas simplement assis dans leur fauteuil à regarder un spectacle. Ils font partie du spectacle.

Bilan

Ce soir, j’ai retrouvé MusiquePlus… mais j’ai surtout retrouvé une partie de moi.

Et je pense que je n’étais vraiment pas la seule à avoir retrouvé mes jambes de jeunesse! Ça faisait longtemps que je n’avais pas dansé comme ça!

Honnêtement, j’ai repensé aux belles années où on déposait nos sacoches au milieu de la piste de danse et où on dansait tout autour!

Et franchement, ça fait du bien.

Ne boudez pas votre plaisir : une autre représentation est prévue demain à la salle Albert-Rousseau, ainsi qu’une supplémentaire le 30 décembre.

Et si vous avez grandi avec MusiquePlus, je vous donne un petit conseil :

Préparez-vous à chanter.

Préparez-vous à danser.

Et surtout… ne laissez pas votre sacoche trop loin!

Parce qu’on ne sait jamais quand la piste de danse va nous appeler! 

Pour connaître toutes les dates :
https://generationmusiqueplus.com/dates-de-spectacle/

Lyne LaRoche




Entrevue Gill Poitras - 16 septembre 2026

Une belle jasette avec Gill Poitras — Le Projet Cabrel

Aujourd’hui, j’avais rendez-vous avec Gill Poitras afin de parler du nouveau spectacle de Gill & Gang, intitulé Le Projet Cabrel, une aventure musicale qui rend hommage à Francis Cabrel.

Gill, tu as fait beaucoup de choses dans ta carrière, notamment Karma Kameleons, le Moondance Orchestra, The Singing Pianos et plusieurs autres projets. Mais aujourd’hui, on parle du Projet Cabrel.

Dis-moi pourquoi Francis Cabrel? Qu’est-ce qui t’a donné le goût de partir ce projet-là?

J’ai des amis qui m’ont demandé de faire la programmation à la salle Le Clocher de Saint-Joseph-de-la-Rive.

J’ai programmé le spectacle Ravel chante Dubois. Quand j’ai assisté au spectacle et que j’ai vu les gens réagir, chanter et avoir du fun, je me suis dit : « Wow! »

Sur le chemin du retour, j’étais avec ma blonde et je me suis demandé : « Si j’avais à faire un spectacle comme ça, moi, je ferais quoi? »

Ça a pris trois secondes avant que je dise : Francis Cabrel!

J’ai appris la guitare avec Francis. Je suis parti de chez mes parents avec la guitare de mon père et une cassette de Francis Cabrel.

Quand je suis arrivé en appartement, je n’avais pas grand-chose à faire à part gratter la guitare! J’ai usé la cassette à la corde. C’est certain que Cabrel est dans mon ADN depuis très longtemps.

J’ai travaillé en Guadeloupe pendant des années et je jouais tellement de Cabrel là-bas que des Antillais m’appelaient Petite Marie car je commençais toujours mon show avec cette chanson. C’était devenu une espèce de running gag.

Tu te souviens de la première chanson de Cabrel que tu as jouée à la guitare?

Je pense que c’est Je l’aime à mourir. Pour être bien franc, c’est pas mal elle qui m’a donné la piqûre de connaître Francis.

Pour ce nouveau projet, tu savais déjà avec quels musiciens tu voulais travailler?

Oui, je voulais rapatrier des musiciens avec qui j’avais travaillé.

J’ai donc demandé à Simon Proulx, qui a été mon premier guitariste quand j’étais à Québec. Simon est arrangeur et excellent guitariste. Il est parti vivre à Montréal avec sa femme et il a joué avec plusieurs artistes. J’ai aussi retrouvé Claude Drouin, mon bassiste et encore aujourd’hui un de mes meilleurs amis à Québec.

Avant, on était vraiment un trio. Alors avec ce projet-là, ça me permettait de retravailler avec ces deux gars-là.

J’ai aussi ajouté deux excellents musiciens : Tony Cassita aux percussions et Grégoire Painchaud au violon et à la mandoline. Ça fait toute une équipe!

Vous avez l’air d’avoir du plaisir ensemble!

Oui! Et c’est important. Tout le monde s’entend bien. On revisite les chansons de Francis Cabrel à notre façon. Ces gars-là sont tellement talentueux. Ils savent mettre leur couleur sans dénaturer les chansons.

Comme le répertoire de Cabrel est grand, as-tu eu de la misère à choisir les chansons?

Cabrel a plusieurs palettes. Il a fait de super belles chansons d’amour, mais aussi des chansons à texte plus engagées.

Nous, on a décidé de rester davantage dans la chanson d’amour. Il y en a quand même quelques-unes qui sont engagées, dont Ma place dans le trafic, mais on est surtout allé vers les chansons d’amour. Quand j’ai commencé à préparer le spectacle, j’ai même fait un post sur Facebook pour demander aux gens quelles chansons je devrais mettre dans le spectacle. Il y en a plusieurs qui sont ressorties, mais une m’a particulièrement accroché : Si tu la croises un jour.

Je me suis dit : « Ben oui! C’est tellement beau cette chanson-là! » Elle ne faisait même pas partie des 25 chansons qu’on avait choisies au départ. Alors je l’ai ajoutée. Comme quoi, faut écouter le public!

Est-ce que sur scène vous êtes tranquilles comme Cabrel ou vous apportez un peu de fun?

Ça a l’air de rien comme ça, mais Francis a plusieurs chansons qui bougent! Il y en a deux ou trois qu’on a volontairement amenées un peu plus loin dans le rythme.

Sur scène, je n’essaie pas d’être drôle, mais je parle un peu parce qu’on a des anecdotes à raconter sur Cabrel et sur nous autres. Ça crée une belle communion avec les gens.

Je veux que ce soit un spectacle très intime, où je suis en communication avec le public. Mais il faut laisser la place aux chansons parce qu’elles vivent d’elles-mêmes.

Vous avez fait votre première prestation le 22 août. Comment ça s’est passé?

Le public a vraiment bien répondu. Les spectateurs  chantaient, ils étaient contents… et nous autres aussi! Il faut dire que les textes sont beaux et les chansons rejoignent vraiment les gens.

J’ai une petite question piège pour toi

Gill, imagine que le 26 septembre, au Palais Montcalm, Francis Cabrel débarque en coulisses et te dit : « Gill, j’aimerais ça chanter une chanson avec toi. »

Laquelle tu choisis?

Je pense que ce serait La cabane du pêcheur. J’aime beaucoup cette chanson-là. Ce n’est pas une ballade, ça bouge un peu.

Bon… après t’avoir demandé de chanter avec lui, est-ce que tu serais capable de rester calme?

Sincèrement, je ne le sais pas! Mais peut-être que je lui demanderais : « Et toi, Francis, laquelle t’aimerais chanter? »

Y a-t-il des chansons que tu as aimées particulièrement intégrer au spectacle?

J’te dirais C'est écrit et Animal. On fait vraiment de belles versions de ces chansons-là avec le violon. On les amène totalement ailleurs.

Je gage qu’il va y avoir quelques surprises?

Ah ben oui, c’est certain!!

Tu as fait énormément de projets au fil des années. Après toutes ces années-là, as-tu encore le goût de t’embarquer dans de nouvelles affaires?

Quand quelque chose comme Le Projet Cabrel m’allume, oui! Durant mon parcours, j’ai été appelé à faire plusieurs créations dans l’univers corporatif depuis une trentaine d’années. J’ai donc eu moins de spectacles grand public. Mon idée avec Le Projet Cabrel, c’est de pouvoir commencer à faire davantage de spectacles en salle. Pour moi, c’est un nouvel univers.

Donc le feu est encore là?

Ah oui! Je suis un gars très sanguin. Quand quelque chose m’allume, j’embarque!

J’ai appris quelque chose qui m’a fait sourire : tu joues maintenant avec tes filles!

Oui! Mes jumelles ont 23 ans, Raphaëlle et Chloé. Elles ont commencé à s’intéresser à la musique et elles aiment aussi beaucoup voyager.

Comme papa joue beaucoup dans les Clubs Med, elles m’ont dit : « Nous autres aussi, on aimerait ça partir en voyage avec vous! »

Alors je leur ai dit : « Ben, faudrait que vous vous mettiez à la musique! »

Finalement, elles se sont mises toutes les deux à la musique. Une joue du ukulélé, l’autre joue de la guitare et elles font les voix.

Pour un musicien, ça doit être l’apothéose de pouvoir transmettre ta passion à tes filles?

Je trippe! Et leur mère aussi. On part en famille, en voyage… c’est vraiment le fun! Quelle fierté!

Est-ce que tu as un projet complètement fou dans ta tête que tu aimerais réaliser et que tu n’as pas encore fait?

C’est sûr que pour un artiste, le summum, c’est d’être reconnu pour ses créations. Sans dire que c’est complètement fou, j’aimerais devenir connu pour une de mes chansons.

Ça serait comme… là, j’aurais atteint le but ultime.

Mais en même temps, je suis très heureux dans ce que je vis et dans ce que je fais.

J’ai la chance de jouer avec mes amis musiciens, avec mes filles. Je suis très heureux là-dedans.

J’ai encore de belles années devant moi.

Aussi, c’est certain que j’aimerais aller faire Le Projet Cabrel en France.

Un jour, je vais peut-être décider de faire une création, une chanson, et me propulser davantage comme auteur-compositeur.

Tu as touché énormément de monde avec Karma Kameleons.

Oui. Avec Karma Kameleons, j’ai eu la chance de toucher beaucoup de monde avec des tounes sur lesquelles les gens ont dansé.

Des chansons sur lesquelles certains ont même frenché leur première blonde!

Juste en entendant la chanson, ils sont capables de se rappeler plein de souvenirs.

C’est pour ça que Karma Kameleons roule encore et a encore un impact.

Avec ce show-là, faut pas toucher à rien!

Les gens sont comme : « Touche pas à mon Karma Kameleons, on l’aime comme ça! »

Si tu revenais à 20 ans, avec ta petite cassette de Cabrel dans les mains… qu’est-ce que tu dirais au Gill de 20 ans?

Sérieusement, j’ai pas beaucoup de regrets dans la vie, mais je lui dirais sûrement :

« Pratique ta guitare! Force-toi! Au pire, prends des cours! »

Parce que ça a pris du temps avant que je devienne un pas pire guitariste.

À 20 ans, je ne savais même pas que je voulais vivre de la musique.

Je pensais plutôt que j’allais devenir businessman.

Je jouais de la guitare, j’écoutais Cabrel et je rêvais peut-être un jour de monter sur scène, mais c’était comme inaccessible pour moi.

J’ai appris beaucoup sur le tas, autant le piano que la guitare.

Gill, je vais te laisser le mot de la fin. Pourquoi les gens devraient venir voir Le Projet Cabrel?

Si t’es le moindrement sensible ou romantique, si t’as le moindrement envie de rire un peu, faudrait que tu viennes voir Le Projet Cabrel.

On n’est pas en train d’imiter Francis. On veut le faire revivre à travers nous.

Et ça va vous transpercer le cœur parce que vous allez reconnaître toutes les chansons et vous allez chanter avec nous autres.

Que dirais-tu si on se donnait rendez-vous d’ici un an, quand tu seras peut-être en direction de la France avec Le Projet Cabrel!

On a un deal!

Le Projet Cabrel sera présenté :

26 septembre 2026 — Palais Montcalm (presque complet)

14 novembre 2026 — L’Anglicane de Lévis

9 avril 2027 — Salle Promutuel Assurance de Montmagny

17 avril 2027 — supplémentaire au Palais Montcalm

Les 4-6 novembre Saint-Pierre-et-Miquelon 

Pour plus d'informations :

https://scoloproductions.com/artistes/gill-gang-le-projet-cabrel/

Lyne LaRoche




Une soirée avec Vé - 03 septembre 2026

Une soirée avec Vé : Du Véronic Dicaire à son meilleur!

Il y a des soirs où l’on assiste à un spectacle… et il y en a d’autres où l’on ressort avec l’impression d’avoir passé la soirée avec une amie. C’est exactement ce que j’ai ressenti hier soir au Capitole avec Une soirée avec Vé.

Et je vais le dire tout de suite : j’ai vu plusieurs spectacles de Véronic DiCaire au fil des années et, pour moi, celui-ci est son meilleur. 

Dès son entrée sur scène, Véronic ne perd pas de temps. Elle nous lance un véritable feu d’artifice musical avec un medley de grands succès. Céline Dion, Martine St-Clair, Nanette Workman, Diane Dufresne, Tina Turner, P!nk, Madonna, Ariane Moffatt et j’en passe… En quelques minutes à peine, le public est conquis.

Elle venait littéralement de nous mettre dans sa petite poche!

Mais ce qui frappe particulièrement avec Une soirée avec Vé, c’est que cette fois, on revient à l’essentiel : Véronic, sa voix et son immense talent.

Autour d’elle, cinq musiciens et deux choristes. Et quelle belle complicité! Tout semble naturel, musical et parfaitement maîtrisé. Pas besoin de grands artifices pour nous impressionner. Pas de troupe de danseurs, pas d’immenses écrans pour attirer notre attention ailleurs. Tout est là pour mettre Véronic en lumière.

Et quelle voix!

Bien sûr, les imitations sont toujours au rendez-vous. Isabelle Boulay, Marie Carmen, Édith Piaf, Maurane et plusieurs autres viennent nous rappeler à quel point Véronic possède un talent exceptionnel pour se glisser dans la peau des artistes qu’elle interprète.

Mais cette fois, on découvre surtout la femme et la chanteuse derrière l’imitatrice.

Elle nous raconte son parcours avec une simplicité désarmante. Elle nous ramène à ses débuts, lorsqu’elle chantait pour les vaches du voisin, puis à ses années comme chanteuse de noces, son passage à Paris, Las Vegas, ses tournées et ses premières parties de Céline Dion.

Quand on prend le temps de regarder tout le chemin parcouru, on réalise à quel point son parcours est impressionnant.

Et lors de l’entrevue que j’ai eu le plaisir de faire avec elle, Véronic me confiait quelque chose qui m’a particulièrement interpellée : ses imitations ont contribué à rendre sa propre voix plus belle et plus juste. Et ce soir, on comprend exactement ce qu’elle voulait dire.

Parce que sa voix à elle… elle est magnifique.

Le spectacle nous permet également de découvrir une Véronic drôle, généreuse, spontanée et pleine d’anecdotes. Elle nous parle de ses coups de cœur musicaux, de son parcours, de sa vie et nous sert même quelques histoires croustillantes de ses années à Vegas.

On dit toujours que ce qui se passe à Vegas reste à Vegas… mais disons que Véronic a accepté de nous en dévoiler quelques petits morceaux! 

Elle nous parle aussi de son amoureux, son complice depuis 33 ans Rémon qui fait partie de son histoire et de son parcours.

Et parmi les beaux moments de la soirée, impossible de ne pas souligner son interprétation de Crisse de Johnny, cette chanson qu’elle avait magnifiquement fait sienne dans Nos belles-sœurs, où elle incarnait Pierrette.

Puis vient Rêver mieux, de Daniel Bélanger. Un moment tout en douceur qui nous permet encore une fois d’apprécier pleinement cette voix qui est la sienne.

Et je ne vous dévoilerai surtout pas toutes les surprises qui ponctuent la soirée… parce qu’il faut garder un peu de magie pour ceux qui iront la voir! 

La fin du spectacle nous réserve un autre très beau moment avec Ma voix, une chanson écrite spécialement pour Véronic par Annie Berthiaume.

Cette fois, il n’y a plus de personnage à incarner, plus de voix à reproduire. Il n’y a que Véronic, avec toute sa sensibilité, qui nous offre cette chanson avec beaucoup d’émotion. 

Et je crois que c’est justement ce que j’ai le plus aimé de cette soirée : découvrir une artiste qui assume pleinement sa propre voix, tout en continuant à nous offrir ces imitations qui ont fait sa renommée.

Et pour terminer la soirée, Véronic revient en rappel avec Feel Happy. Impossible de trouver meilleur titre pour nous laisser avec le sourire! 

Je suis sortie du Capitole avec une impression très claire : Véronic DiCaire est à son meilleur lorsqu’elle n’a rien à prouver.

Elle n’a pas besoin d’en faire trop. Elle a simplement besoin d’être elle-même.

Avec Une soirée avec Vé, on découvre une Véronic plus personnelle, plus authentique, plus près de nous. On apprend à connaître la femme derrière l’imitatrice, la chanteuse derrière les personnages et l’artiste derrière les grandes productions.

Et après toutes ces années à l’avoir vue imiter les plus grandes voix, je peux vous dire une chose :

La plus belle voix de Véronic DiCaire, c’est la sienne. 

Véronic sera de retour  au Capitole de Québec les 14 et 15 mai 2027

Pour plus d’informations : https://veronicdicaire.com/

Lyne LaRoche