Événements 2026 - 26 février 2026

Entrevue

Verdict2

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Disco Fever 2.0 https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5772
Dumas https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5766
Les Boys https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5765
Northern Trails https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5761
Simon Gouache https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5769
Sinatra https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5770
TAG Carting https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5774

 




Tag Carting - 25 février 2026

Alexandre Tagliani annonce un centre de divertissement d’envergure à Québec 

C’est dans les anciens locaux de Meubles Léon, aux Promenades Beauport, qu’un tout nouveau concept prendra vie en 2027.

Un projet ambitieux de 75 000 pieds carrés de divertissement, qui passera du rêve à la réalité… et qui promet de devenir une destination incontournable à Québec.

Il ne s’agit pas simplement d’un projet immobilier.

Il s’agit d’un véritable centre de divertissement nouvelle génération, pensé autant pour les familles que pour les entreprises.

Un projet « coup de cœur » pour Tagliani

Visiblement ému, Alexandre Tagliani a confié :

« Des lancements comme ça, j’en ai fait à maintes reprises. Mais aujourd’hui, c’est spécial. C’est un projet qui me tient énormément à cœur. Ce matin, en voiture, je disais à ma femme que c’était notre deuxième bébé. »

Le pilote et entrepreneur s’est dit extrêmement fier de présenter ce projet d’envergure à Beauport, une vision qui a pris naissance il y a une quinzaine d’années.

Le futur TAG E-Karting Québec proposera :

Une piste intérieure de 616 mètres éclairée au LED, inspirée de l’univers NASCAR

Du laser tag

Un plancher de jeux interactifs

Des arcades

Des allées de lancer de la hache

Une aréna de réalité virtuelle

Un cinéma 7D

Du bowling

Un restaurant-bar sportif haut de gamme

Des salles corporatives multi-écrans

Le tout dans un concept intégré qui promet une séquence d’aventures mémorables.

Un investissement majeur pour Québec

Avec un investissement de 18 millions de dollars et la création prévue de 120 emplois, le projet vise à devenir un pôle d’attraction important, capable d’attirer une clientèle de partout au Québec.

« Ce sera une destination. Un projet unique en son genre. Ce n’est pas juste un centre, c’est un tout », a ajouté Tagliani.

Plusieurs personnalités et partenaires étaient présents lors de l’annonce, dont

Sur la photo:Richard Scofield, président du groupe St-Hubert, Benoit Theetge, co-propriétaire du Groupe Theetge Alexandre Tagliani,  Michel Ayotte, vice-président du Groupe MACH, Adrian Popovici, PDG de TAG E-Karting

Elisa Verreault, présidente de l’arrondissement de Beauport

Mathieu Demers, directeur du bureau du ministre Jean François Roberge  responsable de la Capitale-Nationale

Ce sera assurément un rendez-vous à ne pas manquer quelque part en 2027

Lyne LaRoche




Disco Fever Expérience 2.0 - 19 février 2026

Quand le Capitole devient une piste de danse, la magie opère.

Hier soir, le Capitole de Québec affichait complet pour Disco Fever Experience 2.0, une revue musicale qui nous replonge dans les années 70-80, à l’âge d’or du disco.

Dès les premières notes, l’ambiance est donnée. Les succès s’enchaînent : Dancing Queen, We Are Family, Hot Stuff, Celebration, Stayin’ Alive, Last Dance… Autant de titres qui réveillent instantanément des souvenirs et que la salle entière semble connaître par cœur.

Très rapidement, impossible de rester assis. Le public chante, se lève, danse. L’énergie est contagieuse.

Sur scène, Karelle, Marie et Don livrent des performances incroyables, entourés de deux danseuses électrisantes et de dix musiciens chevronnés, entièrement en direct.

Ce qui est plutôt rare maintenant, aucune trame sonore, seulement un band solide et des artistes pleinement investis.

Les costumes flamboyants, les éclairages soignés, les effets spéciaux et la célèbre boule disco recréent avec efficacité l’atmosphère festive de cette époque marquante.

En discutant avec le producteur Sylvain Mercier, il m’a confié que cette troupe forme avant tout une grande famille. Plusieurs artistes travaillent ensemble depuis près de dix ans. Cette complicité se ressent à chaque numéro. Ils aiment ce qu’ils font, et cela se transmet naturellement au public.

La finale sur I Will Survive fut l’un des moments les plus forts de la soirée. Sublime et unique. Une interprétation portée par une énergie collective impressionnante, alors que le Capitole, debout, chantait à l’unisson. Un instant véritablement rassembleur.

Disco Fever Experience 2.0 propose une revue musicale festive, généreuse et professionnelle, qui fait du bien et qui rappelle à quel point la musique peut nous unir.

Un spectacle à voir absolument 

Ne boudez surtout pas votre plaisir

Pour connaître toutes les dates

https://www.discofeverexperience.ca/

Lyne LaRoche




Entrevue Verdict2 - 18 février 2026

Verdict 2 : Quand la scène devient tribunal

Entrevue avec Sonia Vachon et Paul Doucet 

Sonia
Les causes abordées sont des sujets sensibles. Toi qui es une femme très sensible, comment trouves-tu l’équilibre entre l’émotion et la retenue?

« Quand on me l’a proposé au départ, c’était un beau défi. Je n’avais pas vu Verdict 1, mais j’en avais beaucoup entendu parler. Comme Marie-Thérèse ne pouvait pas le faire, je me suis dit que c’était une belle opportunité. Je vais avoir 60 ans… mais je ne savais pas à quel point ça allait m’éprouver.

C’est beaucoup de textes à apprendre. Comment ça a été pour toi ?

J’ai une très bonne mémoire. Avec les années, en faisant beaucoup de télévision, j’ai développé une mémoire à court terme. En télé, tu apprends ton texte, tu fais la scène, et une fois que c’est passé, c’est fini. C’est rapide. Apprendre des textes, pour moi, c’était facile. Une petite demi-heure dans ma chambre et c’était réglé.
Mais Verdict 2… oublie ça. Ce sont des verbatims. Les avocats ont des notes, ils ne les apprennent pas par cœur. Moi, je n’ai pas étudié en droit, et ce sont des lois.

Et il y a l’âge… et la maudite ménopause qui vient changer énormément de choses. Heureusement que Véronique Cloutier a abordé le sujet publiquement. Ça aide à comprendre que ça nous affecte beaucoup. Ma confiance en moi et ma mémoire ont été touchées. Il y a des soirs où j’ai encore des sueurs froides. »

Y a-t-il une cause qui vient te chercher plus que les autres?

« Ma plaidoirie sur Sophie Chiasson. Je l’ai connue à l’époque. On a détruit sa vie et sa carrière gratuitement. Et ce qui est troublant, c’est que la diffamation et l’intimidation sont encore d’actualité.
Moi, je n’ai aucun réseau social. Mon chum Jean-Claude me dit toujours : “C’est une bonne affaire, Sonia.” Parce que ce qui est troublant, c’est que tu peux démolir quelqu’un sans jamais donner ton nom.

Ce qui est beau avec Verdict, c’est que nos plaidoiries sont encore d’actualité. Et je suis fière de dire que certaines ont contribué à faire modifier ou ajouter des lois. »

Est-ce que faire Verdict te fait voir la société autrement?

« Ce qui me réconforte, c’est qu’à la fin, on dit aux gens : “Maintenant, vous êtes les jurés. Quel est votre verdict?” On allume les lumières, on voit les mains se lever. Et quand on donne le vrai verdict, la réaction des gens est incroyable. »

Est-ce toujours la même réaction?

« Oh que non! Un soir, dans une des plaidoiries, Paul a été particulièrement baveux… et la réaction a été intense! On casse le quatrième mur dès le début. Voir les gens réagir, c’est jouissif.
Il y a aussi la plaidoirie sur Denis Lortie. On apprend des choses qu’on ne savait pas. Le public connaît des anecdotes, mais là, on entend la plaidoirie complète. »

Les débuts ont-ils été difficiles?

« La nuit avant la première, je n’ai pas dormi. Quelques minutes avant mon entrée en scène, je me disais : “Ouf…” Puis en entrant, je suis tombée… et toute la salle s’est mise à rire et à applaudir. J’ai lancé : “Ça commence bien!” Et tout mon stress est parti. »

Après le spectacle, arrives-tu à décrocher?

« Oui, je suis capable. Mais en voiture, je refais mes textes… et je me parle : “Sonia, c’est fini pour ce soir.” »

Serais-tu un bon juré?

« Non, je ne pense pas! Il faudrait qu’on m’explique des affaires. Je serais du genre à demander : “Est-ce que Monsieur le juge pourrait m’expliquer la loi?” »

Paul
Verdict a connu un immense succès, pourquoi avoir accepté de replonger dans cet univers? 

« En partie pour le succès, oui. Et pour la chance de jouer plus de 28 représentations. Au théâtre, on travaille énormément pour souvent quatre semaines de spectacles… et on est chanceux s’il y a trois supplémentaires.
J’ai adoré l’expérience de Verdict. Le défi d’apprentissage, le temps de maturation… C’est comme si le texte se déposait par sédiments dans nos têtes. On revient trois mois plus tard et on découvre un nouveau sens à ce qu’on dit. C’est fascinant sur le long terme. »

La tournée ça te plaît?

« Oui. On fait deux jours ici, une journée là. J’aime me déplacer, aller voir mon Québec. Mes enfants sont grands maintenant, alors ça facilite les choses. Les gens sont contents de nous voir, et nous aussi. La tournée me plaît énormément. Je ne l’avais pas beaucoup faite avant, j’étais très occupé avec la télé. Là, j’en profite. »

Dans certaines plaidoiries, te dis-tu parfois que tu ne plaiderais pas ainsi? 

« Ça m’arrive. Dans certains arguments, je me dis : “Pourquoi il n’a pas dit ça?” Mais c’est difficile à gérer, évidemment. »

Serais-tu un bon juré?

« Je ne sais pas si je serais prêt à prendre la pression et la responsabilité… Dans un groupe, peut-être. J’ai une tête analytique. Je poserais beaucoup de questions. J’argumenterais sûrement aussi. Mais ça dépend de la cause. Un vol de tondeuse, ça va… mais quand tu as la vie de quelqu’un entre tes mains, c’est autre chose. »

Ils ont réussi tous les deux à piquer ma curiosité… j’y serai en avril, c’est certain !

Verdict 2 sera présenté à la salle Albert-Rousseau les 5 et 6 avril.

Pour connaître toutes les dates :

https://agentsdoubles.ca/ad/verdict-2-2/
 

https://www.sallealbertrousseau.com/products/verdict-2

Lyne LaRoche




Sinatra - 08 février 2026

Sinatra Symphonique 

Une soirée chic et remplie d’émotions

au Grand Théâtre

Hier soir au Grand Théâtre, j’ai vécu une soirée franchement belle, élégante et touchante avec Sinatra Symphonique

Je commence par elle… Mia Tinayre.

Honnêtement, elle est fabuleuse. Malgré son jeune âge, quelle voix! Elle surprend, elle émeut, et elle arrive sur scène comme une vraie bouffée d’air frais.

Son interprétation de Fly Me to the Moon m’a charmée, et le duo Somethin’ Stupid avec Marc Hervieux était tout simplement magnifique. Un moment doux, complice, qui a fait fondre la salle.

Sam Champagne, lui, nous a donné de vrais frissons avec Moon River et Les Parapluies de Cherbourg. Une voix sentie, élégante, qui touche droit au cœur.

Et que dire de Marc Hervieux… toujours aussi sympathique et solide.

Avec sa voix unique, il nous a transporté dans l’univers de Sinatra sans jamais chercher à l’imiter, et c’est exactement ce qui fait la force du spectacle.

Mes coups de cœur? La Belle Vie, More et bien sûr My Way, des moments forts, portés avec assurance et émotion.

L’Orchestre FILMharmonique, sous la direction de Francis Choinière, a enveloppé le tout avec des arrangements grandioses, donnant encore plus d’ampleur à ces grands classiques qu’on aime tant. 

La soirée s’est terminée en beauté avec le mariage des trois magnifiques voix, réunies sur New York, New York. Un final rassembleur et énergique, qui donnait juste envie de rester encore un peu…

Le public ne s’y est pas trompé : la soirée s’est conclue sous une longue ovation, dans une salle Louis-Fréchette pleine à craquer, visiblement conquise. Applaudissements soutenus, public debout… un accueil chaleureux pour saluer ce magnifique hommage à Frank Sinatra.

Bonne nouvelle pour ceux qui l’ont manqué la tournée se poursuit

Un spectacle à voir absolument si vous aimez les grandes voix, l’élégance et les soirées qui font du bien au cœur.

Lyne LaRoche




Simon Gouache - 04 février 2026

Pour l’instant : Simon Gouache à un moment charnière de sa carrière
Vingt ans d’humour, 41 ans de vie et une lucidité désarmante 

Présenté à la salle Albert-Rousseau, Pour l’instant confirme ce que plusieurs soupçonnaient déjà : Simon Gouache est rendu ailleurs. Plus posé, plus réfléchi, sans jamais perdre cette capacité très fine d’observer le quotidien et de le transformer en humour intelligent.

Dès le départ, Gouache se montre tel qu’il est : un humoriste qui avoue, sans détour, avoir besoin que le monde l’aime… tout le temps. Une vulnérabilité assumée qui donne le ton à un spectacle profondément humain.

À 41 ans, alors qu’il célèbre cette année ses 20 ans de carrière, il présente son 4e one-man-show avec une grande lucidité sur son parcours, ses insécurités et le temps qui passe.

Ici, pas de feu roulant de blagues ni d’énergie frénétique. Gouache choisit de ralentir le pas. Il prend le temps de réfléchir, de parler de la famille, de ses parents, de ses enfants, de son rôle de père et de sa relation avec sa blonde Myriam. Il aborde ce moment étrange de la vie où l’on se compare constamment aux autres, même à Laurent Duvernay-Tardif, médecin et champion du Super Bowl … pendant que lui se décrit avec autodérision comme « un clown qui a perdu deux fois sa tuque l’an dernier ». Le contraste est savoureux et terriblement efficace.

Ses numéros sont hilarants, particulièrement lorsqu’il aborde sa montre qui compte les pas, les réseaux sociaux, les fruits séchés et toutes ces petites absurdités du quotidien qui nous ressemblent. Ce sont des observations simples, mais livrées avec une précision et un timing qui font mouche. On rit souvent, parfois très fort, parfois avec ce sourire complice qui dit : je me reconnais là-dedans.

La mise en scène est sobre, épurée, entièrement au service du texte. Chaque silence est assumé, chaque pause a sa place. Gouache maîtrise parfaitement son rythme et sait exactement quand laisser respirer une idée avant d’envoyer la punch.

Pour l’instant n’est pas un spectacle qui cherche à impressionner à tout prix. C’est un spectacle qui fait confiance au public. Et cette confiance est largement récompensée. Simon Gouache n’a plus besoin de prouver qu’il est drôle : il est solide, pertinent et profondément humain.

Un spectacle mature, intelligent et touchant, qui confirme que Simon Gouache fait partie de ceux qui vieillissent très bien… sur scène comme dans l’écriture.

Une première partie à surveiller : Jessica Chartrand
Avant l’entrée en scène de Simon Gouache, c’est Jessica Chartrand qui avait la délicate tâche de réchauffer la salle et elle s’en est très bien sortie. Authentique et rafraîchissante, elle propose un humour vif, bien structuré et livré avec assurance.
Son stand-up, à son image, surprend par sa clarté et son efficacité. Les idées sont bien ficelées, le rythme est maîtrisé et les rires arrivent naturellement. Elle ne force rien, elle installe tranquillement son univers… et le public embarque.
Une humoriste à découvrir, sans aucun doute, et un nom à retenir.

Simon sera de retour à la salle Albert Rousseau les 19-20 mars

http://www.simongouache.com

Lyne LaRoche